Depuis des années, le centre d’enfouissement de la SECODE (groupe Véolia) transmet à la préfecture et à la mairie des analyses sur l’état des eaux souterraines autour du site.
Ces analyses révèlent des dépassements inquiétants… mais la municipalité actuelle n’en parle jamais. Pas un mot en conseil municipal, aucune information aux habitants.
Nous, nous refusons de fermer les yeux.
Le constat : des pollutions bien réelles, un silence politique
Les résultats d’analyses montrent clairement que les nappes phréatiques sous le site sont touchées par des pollutions :
- Métaux lourds (nickel, chrome, manganèse…)
- Du nickel, qui n’existe pas naturellement dans la craie, dépasse les seuils réglementaires chaque année depuis 2014, avec des pics très élevés.
- Du chrome est relevé au-delà du seuil admis, avec un pic à 74 µg/L en 2024.
- Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP)
- Le benzo[a]pyrène, cancérogène avéré, dépasse sa valeur réglementaire en eau souterraine depuis 2022.
- Pollutions organiques et azotées
- Sur le piézomètre ‘3, l’azote total explose en 2024 pour atteindre 521 mg/L, soit plus de 50 fois un niveau déjà considéré comme fortement pollué.
- Les indicateurs de charge organique (DCO, COT…) s’envolent également, signes d’une pollution active ou chronique.
À cela s’ajoutent les odeurs nauséabondes (H₂S) que tous les riverains connaissent : un centre d’enfouissement qui sent mauvais, c’est une chose ; un centre qui pollue les nappes en plus, c’en est une autre.
Et pendant ce temps, la mairie se tait. Soit elle ne lit pas les rapports, soit elle choisit de ne pas s’en saisir. Dans les deux cas, ce n’est pas acceptable.
Avec votre confiance, nous nous engageons à :
Si les Bovois nous accordent leur confiance en 2026, nous changerons radicalement de méthode : transparence, contrôle, action.
Transparence totale des informations
- Publication systématique sur le site de la mairie de tous les rapports d’analyses des eaux souterraines reçus du SECODE ou de l’État.
- Présentation régulière en conseil municipal public, avec compte-rendu compréhensible par toutes et tous.
Une vigilance environnementale organisée, pas bricolée
- Création d’une commission municipale de vigilance environnementale, ouverte aux habitants, à des scientifiques indépendants et aux associations locales.
- Demande systématique de contre-expertises indépendantes en cas de dépassements, d’anomalies ou de désaccord sur l’interprétation des résultats.
Mettre fin au flou sur les polluants les plus dangereux
Poursuite et soutien politique, au nom de la commune, des démarches déjà engagées par l’Association « Contre un siècle d’enfouissement à Boves » auprès des services de l’État pour créer des seuils d’alerte sur certains HAP particulièrement toxiques qui en sont encore dépourvus.
Lutter concrètement contre les odeurs et les nuisances du site
- Mise en place d’un registre communal des plaintes (en ligne et en mairie) pour objectiver les épisodes d’odeurs et cesser de parler de “quelques râleurs”.
- Exigence auprès de l’exploitant de plans d’action correctifs datés et contrôlables à chaque épisode récurrent (odeurs, envols, lixiviats, etc.).
- Opposition à toute nouvelle extension du site d’enfouissement
- Une ligne claire : la santé publique avant les intérêts de l’exploitant
- Nous défendrons d’abord le droit des habitants à un cadre de vie sain, à des informations honnêtes et à un environnement respecté.
- Nous refuserons que Boves soit considérée comme une simple « zone d’enfouissement » où l’on tolère l’inacceptable.
Parce que la protection de notre environnement n’est pas une option, mais un choix politique, et que Boves mérite mieux que le silence et l’inaction.


